Le hatha yoga tantrique: définition et pratique ?

Le hatha yoga tantrique est l’un des yogas traditionnels qui se pratique encore aujourd’hui dans le monde. Connu pour ses bienfaits en matière de bien-être physique et psychique, il mérite le détour.

De quoi s’agit-il ? Qu’en est-il de la pratique de cette forme de yoga. Retrouvez dans cet article quelques éléments de réponses.

Le hatha yoga tantrique: définition et pratique ?

Le Hatha yoga tantrique : définition

Le hatha yoga tantrique est l’une des variétés du yoga traditionnel et originaire de l’Inde. Cette forme de yoga puise ses sources des tantras et du tantrisme. Le hatha est composé du « Ha » qui veut dire soleil et de « Tha » qui est la lune.

Le hatha est donc l’union et l’harmonie de l’énergie de ces deux sources de lumière. En sanskrit, il s’agit du yoga de la force vive.

Le hatha yoga tantrique est centré sur le développement spirituel et la fortification de soi (physique et mentale) avec pour base l’adoption de certaines postures (asanas). Il fait d’ailleurs partie des formes de yoga les plus pratiquées en occident.

Comment pratiquer le Hatha yoga tantrique ?

Dans la pratique, le hatha yoga tantrique se diversifie à travers les différentes postures qui permettent la relaxation, la méditation et une meilleure respiration.

Selon la finalité recherchée, il est possible de se focaliser sur certaines postures en vue de travailler uniquement la respiration, la méditation, ou le tout. Il y a au moins cinq postures que vous connaissez sans doute.

La posture de l’arc ou Dhanurasana

Cette posture revient à se coucher à plat ventre contre le sol. L’arc est obtenu par la suite en relevant le torse et les jambes avec les genoux pliés. La structure est soutenue par les bras qui rattrapent les jambes au niveau de la cheville.

Si la figure est bien réussie, vous devez obtenir un étirement vers l’extérieur et seul le ventre servira d’appui contre le sol. La tête doit être bien levée pendant l’étirement et la respiration.

La posture du cobra ou Bhujangâsana

Celle-ci devrait être moins compliquée à réaliser. Elle demande que le pratiquant s’allonge, ventre contre sol, puis relève la partie supérieure du corps jusqu’à limite du fessier en s’étirant.

Les jambes doivent être bien tendues, les bras tendus vers l’avant servent d’appui à l’avant du corps. L’arrière est soutenu par les cuisses contre le plancher. C’est en levant le buste que s’opèrent les tractions respiratoires.

La posture de la planche ou Kumbhakâsana-dandâsana

Elle consiste à s’allonger sur le ventre. Vous devez lever le corps en vous appuyant sur les bras tendus (écartés) et le bout des orteils (jambes écartées). La tête quant à elle est baissée, le regard orienté vers le plancher. Votre dos doit être bien étiré pendant les prises de souffle.

La posture du bateau ou Paripurna-navâsana

Cette posture repose sur le fessier. Vous devez réaliser un « V », position assise, les jambes levées et tendues. Attrapez les mollets avec les mains sans courber le dos. Avec plus de maîtrise, vous pouvez relâcher les mollets sans qu’il y ait contact.

La posture dorsale ou Pavanamuktâsana

Elle se réalise en position couchée sur le dos, genoux pliés vers l’avant et à hauteur du thorax. Le tout est maintenu par les mains légèrement en dessous des genoux.

Cette posture favorise une pression sur le ventre pendant l’expiration. La contraction s’obtient en ramenant la tête vers les genoux pour un contact avec le menton.